Compte rendu de la mission n° 4 de MCA

OBJECTIF
Dans le cadre d’une Convention de Partenariat entre la D.P de l’Education Nationale de Ouarzazate, le Lycée horticole de Ribécourt et MCA, implanter dans les collèges d’Agouim et de Telouet, des cultures légumières aussi bien avec les garçons que les filles, mettant en jeu les aspects travail en groupes, (écoliers, parents, enseignants, Français, Marocains), les sciences du vivant, le suivi des besoins de la graine jusqu’à la récolte …et  aux assiettes de la cantine scolaire

Buts  du séjour n°  4  ( 14 au 23 juin 2011)
Préparer la mission d’octobre 2011 avec la venue des élèves du Lycée Horticole de     RIBECOURT.
Rencontrer les membres des «Clubs Environnement» et définir avec eux le « Potager Bio »

Participants:  Bernard Salvignol , Lucien Crevel et Xavier Bunker avec
– Au Collège ATLAS ELKABIR d’Agouim : Fatima Sabri,  Mohamed Jarji, Noureddine     Mouru, Driss Hou
– Au Collège du Tichka à TELOUET : Lahoussine principal du collège, Mohamed surveillant     général

Actions
Le « club environnement » fonctionne et a commencé par :
•    mise en place de cultures légumières dans de petites parcelles géométriques avec application des acquits scolaires ;
•    création et début de mise en place d’une signalétique informative sur les bonnes pratiques écologiques.
Il doit réaliser avant le séjour d’octobre 2011 les préparation du sol, fumure et semis de      légumes pouvant supporter l’hiver avec les protections adéquates
Xavier a proposé que les élèves français et marocains préparent un « Power Point » sur le     même sujet afin de provoquer un  « débat » sur les pratiques dans nos 2 pays.
Les élèves de Ribécourt doivent préparer un document sur la protection des végétaux au     Maghreb (ver blanc, pucerons…) dans le respect de l’écologie.
Ribécourt doit envoyer les éléments permettant de réaliser le diagnostic dans le cadre de     l’agenda 21.
Il a été prélevé des échantillons de terre et d’eau qui seront analysés par le lycée de Ribécourt.

Compte rendu de la mission n° 1 de MCA: Séjour de Bernard Salvignol du 24 février au 18 mars 2011

Lycée collégial Ibn Alaar Al Hatimi à Tazenakht

Situation :  sur la N 10, entre Ouarzazate et Taroudant

Origine : le directeur du collège d’Askoun en poste ici précédemment

Points forts :   gros collège ( plus de 1000 élèves ), vieux de 25 ans, relooké cette année

Territoire important mais à mettre en valeur

Projets à l’intérieur du collège : pépinière, atelier de compostage et  plantations car peu sur le site

club environnement animé par Fayçal Aït Boumallassa prof. de SVT motivé

                        collège de Askaoun ( près de Taroudant)

Situation : entre Ouarzazate et Taroudant , quitter la N 10 à Taliouine, vers le Siroua, à 50 km

Origine : Mohamed, le surveillant général du collège de Télouet et ancien d’Askaoun.

Points forts

– Collège très bien tenu dans ses bâtiments et ses plantations

– Equipe pédagogique motivée avec forte participation aux exposés sur l’eau et aux TP goutte à goutte

– Réalisation mars 2011.

1 section amenée D 25 de 90 mètres, 3 sections d’irrigation D 20 sur 650 m, 300 goutteurs et accessoires .

– Seconde étape en novembre préparée par la Communauté éducative et le club environnement :Plantations , Irrigation,  Exposés sur la nécessité des entretiens

                                     Ecole primaire d’Askoun

Ecole à fière allure très bien conçue et entretenue

L’équipe pédagogique a débroussaillé les terrains environnants et planté 300 arbres fruitiers irrigués par des tuyaux mobiles à partir de 3 robinets .          En novembre, mise en place d’un goutte à goutte

Collège Tichka de Telouet

Situation : entre Agouim et le col Tichka prendre à droite sur 30 km

Origine le Principal Imestane Lahoussine qui était présent avec fatima Sabri à notre AG de mars 2010

La réalisation des plantations a fait l’objet d’un très bon film en 2010 réalisé par un professeur du collège

Excellent état de végétation et d’entretien

Nouveau projet : jardin pédagogique sur un terrain de 750 m², bien exposé, sol de sable grossier granitique, accès à l’eau à proximité

Pôle d’accueil au Centre franciscain d’Agouim

Amélioration des plantations déjà réalisées depuis 3 ans, équipement du puits avec une pompe immergée à flotteur, plantation de fruitiers, complément et révision du goutte à goutte

Chantiers d’Inlioua

Situation : à 70 km au Sud de Tafraoute, au delà de la palmeraie d’Aït Mansour, près de la mine de Tata

Origine le Président de la Commune qui a demandé notre intervention dès 2007

Eau potable à Anod

Intervention de MCA pour obtenir de Managem le rétablissement de l’eau potable

Toilettes à l’école

MCA a lancé l’opération en finançant le revêtement en faïence

Nouveau périmètre d’irrigation

Le forage ( 8 l/sec.),  réservoir ( 110 m3 ), pompage,analyse des sols et de l’eau ont été réalisés

Première tranche :

* implantation de haies défensives autour des nouveaux champs de culture

Haie vive de 2000 acacias horrida tous les 50 cm, achetés aux pépinières d’Aghmat

et irrigués par une gaine de 16 mm avec goutteurs tous les 33 cm à un débit de 4 l/heure

* plantations de vergers fruitiers

Les caroubiers plantés le long de l’oued en mars 2009 ont souffert d’un suivi de l’irrigation

Pour rentabiliser le réseau en place : plantation de 260 oliviers et 120 grenadiers

Bilan 2011

La fin de l’année est proche et MCA ne s’est guère manifestée à vous depuis son AG du 9 avril, et pourtant….7 séjours ont eu lieu en 2011 équivalent à 1 temps plein annuel d’une personne. Si vous souhaitez vous en rappeler le contexte, cliquez sur le site MCA                                                   http://www.maroc-mca.fr

Nous allons vous adresser par ordre chronologique, d’ici la fin de l’année, les comptes rendus succincts de ces 7 séjours marocains

N° 1 –  du 24 février au 18 mars

N° 2 –  du 7 au 18 mars

N° 3 –  du 9 au 23 mai

N° 4 –  du 14 au 21 juin

N° 5 –  du 13 au 27 juin

N° 6 –  du 5 au 19 Octobre

N° 7 – du 20 Novembre au  11 décembre

Si vous souhaitez des précisions, nous sommes prêts à vous envoyer les CR plus détaillés avec pièces jointes, si vous avez des suggestions, nous serions heureux de les recevoir

Les résultats qui nous paraissent modestes, sont appréciés et amorcent de nouvelles demandes d’intervention sur 2012

Si vous pensez qu’il convient d’y répondre, merci de nous aider en envoyant à MCA , 26 rue Vilbert 80260  Rubempré votre cotisation qui demeure inchangée à 30 euros.

Notez  dès maintenant sur votre nouvel agenda la date de notre Assemblée générale  samedi 14 avril 2012  à  Rubempré

Joyeux Noël                                                                                 Agouim sous la neige en mars 2011

Conclusion Bilan 2008-2010

Ce bilan 2008-2010 positif et encourageant malgré les lenteurs et quelquefois les rivalités locales :

– sur le site d’Agouim où par effet d’entraînement la coopérative risque de suivre,
– à Tenhaoute où le développement de la Province, la construction du nouveau collège peuvent entraîner la reconversion de Aghmat et les regarnissages à Imlil,
– sur Tafraout, la méthode Bernard porte ses fruits quand on sait attendre la fin de la période de gestation.

Mais pour faire face à tous ces chantiers et aux nouvelles demandes, pour assurer suivi et pérennité, MCA se tourne vers… le Maroc et pense que des étudiants marocains feraient très bien l’affaire et pourraient prendre le relais.

Léonce a rencontré dans cette optique :

– Mr Zine El Abidine Directeur des Etudes de l’ENFI de Salé (école nationale forestière d’ingénieurs). Il est pleinement en phase avec la démarche MCA et approuve la mise en situation pédagogique sur le terrain des élèves-ingénieurs. Il est aussi favorable au binôme jeune-ancien et pense même trouver des « jeunes retraités » marocains qui apporteraient leur expèrience et renforceraient la présence sur le terrain . Il propose à MCA d’animer début 2011 une grande réunion d’information sur ce projet pour les 3 promotions ( une centaine d’étudiants ) + ceux de l’ITRF (Institut Technique Royal Forestier )voisin, + des enseignants. Mr Zine nous signale que va s’ouvrir à la Faculté de Ouarzazate une section « Protection de l’environnement » comme à Marrakech, et qu’il y aurait peut-être là aussi des candidats potentiels.
– Mr Hassan Hayati Directeur de l’ITSH (Institut Technique Supérieur Horticole) de Meknès qui est prêt à renouer les contacts avec le Lycée de Ribécourt et à s’impliquer dans les actions horticoles.
– Mr Mohamed Bounacir, professeur à l’ISCAE de Casablanca et Mlle Soukaina Banar, Présidente de l’association des élèves MOUVES pour une éventuelle étude de marché avant le lancement d’un magasin à Agouim.

C’est en mars prochain, du 6 au 20 mars 2011, que MCA poursuivra ses chantiers marocains.

Le bilan en sera fait à l’Assemblée générale du samedi 26 mars 2011 à Rubempré.

Bilan 2008-2010 : Province de Taroudant, élargie au Sous Massa Draa

Association Ioirirne à Inlioua

Forte de ses atouts (bonne terre, eau, proximité de la Mine, clientèle solvable) et fière de ses premiers résultats en 2006, (AEP, plantation de 400 arbres fruitiers), une guerre des chefs a succédé au travail sur le terrain, les instituteurs motivés ont demandé leur mutation, des élections ont mobilisé les énergies et les projets sont restés projets.

Après entretiens avec le nouveau président, 3 projets sont retenus :

  • l’un purement diplomatique par une intervention de MCA auprès de la direction de Managem ( la mine ) pour qu’elle prenne en charge les désordres occasionnés par les prélévements massifs qui ont tari le puits du douar d’Anod et stoppé la source d’eau potable,
  • un second concerne l’extension de la partie déjà plantée entre l’école et la maison Lachuer par déviation d’une partie de l’eau destinée à la palmeraie vers l’ancienne conduite,
  • enfin création d’un futur périmètre irrigué entre les nouveaux réservoir de 110 m3 et forage de 8 l/sec., à destinations arboricoles et légumières intercalées.

Association ASSOLY (entre Taroudant et Tafraout )

Enfin une association fiable qui respecte ses engagements, ce qui donne en peu de mots les résultats suivants :

  • cette association contacte MCA en octobre 2007, par le biais d’un membre d’Inlioua
  • en février 2008 rencontre sur le terrain avec Bernard qui conseille des plantations fruitières irriguées
  • courant été 2008, mobilisation des ressources par Assoly
  • hiver 2008-2009 : installation d’un groupe électrogène, pompe, réservoir, 800 ml de polyéthylène et …plantation de 600 oliviers
  • automne 2009 : mise en place de l’irrigation goutte à goutte ( MCA établit le projet, finance 600 goutteurs et 3900 ml de PEBD D 20 avec tous les accessoires nécessaires au bon fonctionnement du goutte à goutte et assiste à l’installation)
  • hiver 2009 : remplacement des 10% de sujets qui n’ont pas repris ( à cause d’un arrosage manuel difficile, en attente du goutte à goutte)

Bref situation exemplaire, gros effort de l’association d’Assoly en main d’oeuvre et en dirhams, MCA n’a participé qu’à hauteur de 10% environ, mais a joué son rôle de catalyseur à 100 %.

  • d’ici à 2014, planter 1000 fruitiers par an.

Collège de Askaoun (près de Taroudant)

Collège qui existe depuis 7 ans avec un jardinier motivé qui entretient de belles plantations florales et arborées. Le Principal Mr Mohamed Bizoukoutène va contacter sa Délégation Provinciale pour bénéficier d’un convention tripartite EN, E & F et MCA analogue à celle de Ouarzazate et installer une irrigation goutte à goutte avec possibilité d’ extension

Bilan 2008-2010 : Province de Ouarzazate : Agouim, Télouet, Tidili….

Pourquoi cette région ? une longue histoire :

Les mines d’Imini qui employaient au début du siècle dernier une main d’oeuvre européenne ont favorisé l’implantation à Agouim d’une communauté de Franciscains.

Sous l’impulsion du Père Norbert ont vu le jour un dispensaire, un atelier de formation menuiserie pour les garçons et un centre d’apprentissage couture, tissage, broderie pour les jeunes filles.

Une coopérative féminine a ensuite été créée pour la fabrication et la commercialisation des produits.

Faute de vocations, en 2005, les Franciscains n’ont pu à regret poursuivre la conduite de ces différentes activités.

Christine Fouquet, nièce d’un Père Franciscain et infirmière en France, venait chaque année passer ses vacances à Agouim en aidant au dispensaire. Elle a cherché une association qui pourrait poursuivre l’oeuvre entreprise. MCA a été contactée et s’est engagée dans cette poursuite à condition que les femmes prennent progressivement les rennes en mains et deviennent autonomes sous un délai de 3 à 5 ans.

Pour rester disponible, à proximité, MCA a mené avec la Délégation de l’Education Nationale de Ouarzazate, des plantations pédagogiques et avec l’Association Oum Alkhora du développement agricole.

Les plantations pédagogiques

Le Gouverneur Ichennarn avait raison en nous conseillant de passer par les écoliers pour « reboiser l’Atlas marocain » et la Délégation de l’Education Nationale de Ouarzazate nous a ouvert toutes grandes les portes de ses écoles et collèges.

L’attelage Jeune Retraité et Elève-ingénieur a bien fonctionné :
rapport de Mélodie
– les 2 diaporamas «l’arbre» et «je plante un arbre»

Les enseignants ont participé sans réserve aux journées reboisement de 2008 ( février et novembre ), 2009 ( 23/2 au 16/3, 26/9 au 2/10) et 2010 ( 24/2 au 25/3) : résultat 99% de reprise.

Deux Principaux de collège Fatima Sabri et Lahoussine Imestane ont passé une semaine du 26 mars au 4 avril en Picardie pour échanger leurs méthodes et projets pédagogiques avec leurs homologues de Villers Bocage, Domart en Ponthieu, Ribécourt. Et les insrire dans l’agenda21scolaires.

A Agouim et Télouët, les collègiens et collégiennes ont manié avec enthousiasme pioche, pelle, arrosoir et les résultats sont excellents, comme en témoignent, l’excellent DVD réalisé par un enseignant de Telouët et le reportage de la chaîne de télévision nationale 2M.

En novembre 2010 l’équipe MCA animée par Jean-Pierre, a été renforcée par 14 lycéens Bac Pro du Lycée horticole de Ribécourt + 2 enseignants + le Directeur + le Président du Conseil d’Administration + la CPE. Des cours, travaux pratiques et plantations ont été réalisés dans les Collèges de Tidili et Télouet, et dans les écoles primaires d’Essour et Tagadirte.

La Direction des Eaux et Forêts a collaboré efficacement par la fourniture de jeunes plants, par le prêt d’outils et par les conseils sur le terrain des techniciens d’Igrhem.

Pour en assurer la reprise et le développement MCA a fourni et mis en place un réseau d’irrigation goutte à goutte (580 ml à Tagadirte 280 ml à Essour et 300 ml à Tidili soit 15.000 Mad y compris vannes, raccords, goutteurs).

Une convention 2011-2013 a été officiellement signée entre la Délégation EN de Ouarzazate, le Lycée horticole de Ribécourt et MCA pour la mise en place d’une section horticole afin d’échanger les savoirs, initier les collègiens d’Agouim et Télouet à la production de fruits et légumes pouvant alimenter la cantine scolaire en « bio’tarcie ».
Lire le compte-rendu
Visiter le site de la FAO : Jardin scolaire

Une cérémonie de clôture a rassemblé au collège d’Agouim tous les participants et chaque intervenant MCA a reçu un cadeau souvenir de ce séjour qu’il n’oubliera pas.

En apothéose, le dernier jour à Ouarzazate, le Délégué Provincial Bouzidi nous a dit au revoir et merci devant un somptueux buffet au restaurant Afoulki.

Dur de quitter le Maroc, mais la date du retour est déjà retenue : du 6 au 20 mars 2011. Inch’Allah

Au Centre franciscain

La première partie des travaux d’aménagement intérieur (sanitaire, électricité, peinture ) suivis par l’équipe Dropsy-Fouquet durant le séjour du 19 au 30 mai 2010 est achevée : 4 chambres à 2 lits, 2 chambres à 1 lit, 2 salles d’eau avec WC, une salle de réunion et une cuisine équipée.
– à l’extérieur : excellente reprise des plantations grâce à l’arrosage automatique.
La matinée du vendredi 26 novembre a vu les 25 invités du Centre, pelles, pioches et sécateurs en mains, au nettoyage du km de banquettes, réfection des cuvettes, taille des oliviers,
– reste à couvrir par bâche la réserve d’eau,
– à planter une vingtaine de pommiers,
– à nettoyer la moitié des banquettes du bas

Association Oum Alkhora

Est-ce l’effet d’entraînement, l’émulation, l’influence des écoliers sur les parents, le charisme du président l’instituteur Ourti ? le résultat est là, au verger associatif : 700 fruitiers plantés à l’automne 2009, dans un terrain ingrat, pas facile d’accès.

Les hommes d’Oum Alkhora ont manié la pioche, MCA a financé 2100ml de tuyau PEHD 32, soit 15000 dhs et Bernard a conçu le réseau goutte à goutte.

Résultat autour de 99% de reprise ( 2 oliviers morts sur 500 et déjà quelques olives et amandes en novembre 2010)

Parallèlement, les Eaux et Forêts ont réalisé une piste qui passe le col et relie la vallée voisine. Tout au long des km de banquettes attendent leurs plantations de fruitiers, forestiers et figuiers de Barbarie.

au Centre Horizon

Un plan d’assolement a été proposé par notre stagiaire Agro Thomas Simon en 2008 pour que la ferme d’ Amnougar alimente au long de l’année la cantine du foyer en viande, fruits et légumes. Une visite à l’invitation du Vice Président Mr Mustapha Halim a permis de constater en novembre 2010 un bon état des lieux et satisfaction du travail de Thomas

La coopérative féminine de tissage à Agouim

MCA a demandé en 2008 à Mélodie élève-ingénieur de l’Agro un audit de cette coopérative et des possibilités de réactivation.
Lire son rapport remarquable.
Visiter le blog de la coopérative

Suivant ses préconisations, MCA a recherché un « jeune retraité » textile et a trouvé Claude Dropsy. Il est venu aussitôt étudier sur place l’état des stocks, du matériel et l’état d’esprit de l’équipe de direction. Lors de l’assemblée générale où il assistait, les femmes se sont engagées à reprendre leur outil, à faire revivre le Nadi ( centre de formation tissage, broderie), elles ont porté à la Présidence Mohamed Gilett.

Monsieur le Délégué Provincial de l’Artisanat s’est engagé publiquement à aider la coopérative à redémarrer . Ces engagements ont été repris dans la convention de partenariat tripartite Coop-MCA-Artisanat signée le 21 mai 2010 qui précise les tâches de chaque partenaire
– la coopérative met à disposition 1 ou 2 monitrices, une trentaine d’ouvrières confirmées et une vingtaine d’apprenties dont 1 pour la comptabilité, 1 pour la gestion et 1 pour la vente
– MCA élabore les fiches produits, aide à la production, à la commercialisation, à l’aménagement du centre de formation à hauteur de 50 % des coûts retenus et d’un éventuel magasin
– La DPA rémunère 2500 Mad/ mois chacune des 2 formatrices, participe aux frais d’aménagement du centre de formation et du magasin de vente à hauteur de 50%, elle s’implique dans la commercialisation et la gestion

Les femmes ont tenu parole, 18 jeunes apprenties sont au Nadi tous les jours, avec Fadma Mazouz à la broderie.

Fatima Baala au tissage.

MCA va veiller au suivi et au respect des engagements.

Bien que le budget sur 3 ans présenté au CRP ait été accepté, le financement de la dernière année 2011 vient d’être annulé. Cela va restreindre nos interventions sur le terrain et nous obliger à trouver d’autres collaborations

A point nommé, les 3 Jean, des amis du Père Norbert qui veulent aider la coopérative se sont manifestés via Mélodie et le Père Joguet. Une rencontre le 31 juillet 2010 a permis de faire connaissance avec la politique MCA, le projet Coop, les moyens humains, financiers, d’adhérer aux mêmes objectifs et d’installer une présence efficace et coordonnée pour qu’à terme la coopérative s’autogère, améliore le niveau de vie de ses adhérentes et assure un métier rémunérateur aux jeunes filles à la sortie du collège.

Une convention a été proposé au Président Gilett assorti d’un microcrédit pour rémunérer 1 ou 2 jeunes filles chargées de :
– tenir les comptes, le stock, le site blog http://cooperativeagouim.unblog.fr/
– rédiger les rapports pour le Président et la DP Artisanat afin de percevoir les aides promises,
– vendre sur place ( présenter le produit, séduire le client, empaqueter, expédier, facturer, encaisser…)
– collaborer efficacement avec le centre féminin Tichka de Ouarzazate
– étudier un nouveau point de vente ( plan, permis d’aménager, budget….)
– poursuivre les expo-ventes à Casa ( 50.000 Mad de CA au dernier WE de novembre par l’équipe Gilett)
– les étendre à d’autres villes du Maroc comme Agadir…
– à d’autres magasins de France comme Scarabel à Amiens

Fatima Sabri, la Principale du Collège reste toujours prête à aider dans les domaines de sa compétence

le Projet Santé

C’est l’association AGIRabcd qui prend le relais et devient pilote de la mission, MCA restant partenaire.

Claude a rédigé le dossier d’agrément auprès de la Délégation Provinciale de la Santé à Ouarzazate, et du Ministère de la Santé à Rabat, comprenant : lettre au Ministre, demandes de la Population d’Agouim, du Médecin d’IGHREM , du Président de la commune rurale d’IGHREM NOUGDAL.ainsi que les dossiers des médecins, sage-femme et infirmières volontaires picards.

Jean-Pierre a rencontré les médecins d’Igrhem et d’Agouim qui sont favorables

Claude s’adresse à ses différents contacts locaux pour financer l’opération. ( AGIRabcd, Conseil Régional, Conseil Général, Amiens Métropole)

Randonnée pédestre

Un circuit «autour du Toubkal» est proposé et rappelle l’itinéraire suivi par MCA d’Imlil à Agouim

Bilan 2008-2010 : Al Haouz : Imlil, Aghmat, Tahanaoute

Imlil

Le reconduction de la convention de partenariat Province-Education nationale-MCA prévue en juin 2009, n’a été sollicitée par aucun partenaire. Les équipements fournis par MCA sont maintenant inutilisés (mobilier du pôle d’accueil, machines à coudre, panneaux de montage et outillage électriques, trousses de sculpture sur bois, ordinateurs), l’installation goutte à goutte pour l’arrosage des plates bandes et l’embellissement de la cour est abandonnée et les abords de l’école neuve ont repris leur liberté….

Les habitants se sont tournés à fond vers les touristes qui affluent par la route goudronnée et les noyers qui baignent dans la verdure sont cachés par les étals de tapis, tentures dressés de part et d’autre des rues d’Imlil.

Mais le plus important demeure, c’est le dynamisme, la confiance et l’amitié du Président de l’Association des Bassins d’Imlil qui garde le gouvernail et tient la route malgré les embuches.
Il a installé un service de ramassage des déchets, participé fortement à la construction du hammam. Il a obtenu l’implantation d’une classe préscolaire, il soutient Fatima Imerhane dans son nouvel atelier de couture, tricot pour les jeunes femmes. Il s’est vu attribué le trophée Découverte le 03/04/2010 pour son implication dans le cadre du Tourisme équitable et durable. (http://www.azekka.org)

Reste aussi du passage de MCA à Imlil, les actions de sensibilisation au reboisement et à la lutte contre l’érosion, menées dans les écoles suite à l’inondation de 1995 dans l’Ourika, ainsi que les plantations qui ont suivi, réalisées par les Eaux et Forêts ( voir photos au Bilan 2002).

En mars 2007 le Haut Commissaire aux Eaux et Forêts et à la lutte contre la désertification dénonçait haut et fort un constat de faillite face à la conservation des sols du Maroc et préconisait une politique ambitieuse de reboisement en mobilisant toutes les énergies.

Dans le même temps Mr Lisan présentait un rapport conséquent sur la reforestation du Haut Atlas, en particulier des bassins versants d’Imlil et citait son Président comme moteur de l’opération.

En mars 2010 Léonce a visité les plantations de 2002 : sur le flanc Nord de Tizi Tamatert : 95 % de reprise, sur le flanc Est de Tizi Mzic 5 % de reprise. Le terrain est là, neutralisé, les banquettes existent en bon état, le plus lourd de l’investissement est réalisé, les trous de plantation libres n’attendent plus que de nouveaux jeunes plants avec un peu d’eau durant les premiers mois après la plantation.

Léonce a soumis ce projet au Président des Bassins qui est partant , Bernard s’en est entretenu avec le Directeur régional des Eaux et Forêts du Grand Atlas qui est aussi favorable au regarnissage de ces banquettes existantes à Imlil ( yapuka…)

Aghmat ou ghmat ou eghmat à 35 km vers l’Ourika : Association Aarich pour le développement

Un appel d’une équipe jeunes < 30 ans qui envisage de passer de la production céréalière ( rendement < à 10 qx ) à la pépinière de multiplication.

Bonne terre, Eau à volonté, nappe à 5 m, environnement propice à la commercialisation de produits de pépinière. Un certain savoir faire de certains, pour le compléter Bernard a fourni 1 DVD greffage en fente et 1 greffage en écusson. Une volonté de travailler ensemble, de bâtir une maison communale…

Bref terrain favorable pour une mission catalytique de MCA qui attend le top départ du futur Président.

Tahanaoute

En mars 2010, Mr Bouchaib El Moutaouaqkil Gouverneur d’Al Haouz a présenté à Léonce et Bernard le vaste projet de centre de loisirs prévu à l’entrée du chef lieu de la Province. MCA a suggéré un espace pédagogique où seraient développés les thèmes de ses actions dans les collèges de Ouarzazate. Les classes viendraient y faire des travaux pratiques et participeraient à la mise en place d’une couverture végétale dans ce parc pilote. Voir le film Telouët.

Ce film a été remis à Mme Nadia Aziz Déléguée provinciale de l’Education nationale le 11 mars 2010 en présence de Mr Mustapha Echtouki responsable de la Communication à la Délégation Provinciale de l’EN musta_echtouki@hotmail.com

En novembre 2010 Mustapha a annoncé à Léonce et Jean-Pierre qu’un nouveau collège venait de s’ouvrir à l’entrée de Tahanaoute et qu’il serait judicieux que MCA intervienne dans les mêmes conditions qu’à Ouarzazate. L’hébergement pourra se faire à la Maison des Associations proche de la Province. Accord est pris pour qu’un état des lieux se fasse en mars 2011, avec rencontre des partenaires et établissement d’un programme pluri annuel pouvant même regrouper les 3 sites de la Province évoqués plus haut.

Bilan 2005-2006

Objectifs inchangés, mais nouvelle orientation : Au niveau de la population visée
Recentrage des actions de formation vers les jeunes
Implication des femmes dans la vie économique

Au niveau des implantations géographiques
Déploiement vers d’autres sites plus demandeurs et moins contaminés par le tourisme (Tachddirt, Armed en Haut Atlas, et dans l’Anti-Atlas : Tafraoute, Aït Mansour, Aït Daoud, Aït Ouafka et Azourlilli)

Au niveau des moyens :
– Elèves-ingénieurs en stage long ( 6 mois mini)
– Jeunes retraités avec une bonne expérience de terrain
– collaboration avec d’autres partenaires : ESIAG de Marrakech, INSA de Toulouse, Familles Rurales, Berbereiki, école de Cessy.

  1-Sur Imlil-Tachddirtforte avancée sur le papier avec la signature en juin d’une convention entre
1- l’Education Nationale met à disposition à l’école d’Imlil un pôle d’accueil pour les stagiaires et des salles de classe pour leurs activités
2- M.C.A met à disposition matériel pédagogique et outillage, apporte le savoir faire de ses membres et agit comme catalyseur
3- l’Institut national Agronomique de Paris-Grignon recrute, sélectionne et encadre des élèves-ingénieurs en stage long ( 6 mois) sur un premier plan 2004-2008.
4- La Province de Tenhaoute représentée par son Gouverneur soutient ces actions par la mobilisation de ses services, assure leur bon déroulement administratif et apporte son soutien logistique cette convention s’est avérée un véritable sauf-conduit sans lequel nos élèves-ingénieurs auraient pu marcher, un peu connaître mais pas du tout agir .

Bilan de juin à décembre 2004 par Anne, Gaelle, Dorian et Marc

1-Ateliers d’été avec les écoliers en vacances, en présence du Directeur Okhaya et d’un instituteur Aït Ifraden

Atelier d'été

2-Rédaction et tirage de chartes touristiques distribuées dans les hotels et gîtes, en collaboration avec Maurice Aït Bahmed de la Kasbah
3-Installation d’un Centre d’Animation et Documentation ( CAD) avec un financement de la Province et de Colette Filipczak
4-L’atelier couture et tricot fonctionne bien avec Fatima animatrice bénévole
5-La salle informatique tourne correctement

Actions poursuivies par Aurélie et Emilie

Formation couture tricot ( avec Fatima la couturière) et préparer la commercialisation – avec l’aide de Fatima l’étudiante dynamique et motivée, de l’ESIAG de Marrakech

Atelier de tricots
1-Suivi du fonctionnement du CAD mis en place en 2004
2-Sensibiliser au reboisement dans chaque école des 2 vallées avec t ravaux pratiques et visite des chantiers de reboisement en cours

Vue sur Tachddirt
2- sur Tafraoute

Un rappel du pénible cheminement, illustre bien l’énergie qu’il faut dépenser pour franchir les barrages et permet de comprendre le décalage entre la volonté des Gouverneurs , l’inertie de l’  » Administration « . Ce qui explique la durée de vie limitée de beaucoup d’ONG et le scepticisme des paysans berbères en bout de chaîne :
– en mai 2003, Monsieur Goulahiane de Safartours qui a eu connaissance de nos « Actions Marocaines Concertées » souhaite que nous l’aidions à transposer chez lui , au profit de son association d’Azourlili, les actions qui se sont révélées positives sur Imlil.
– en juin 2003, Léonce et Alexandre, (le premier élève-ingénieur de l’Agro) se rendent à Azourlili, décident d’approfondir les contacts avant l’implantation de jeunes Agros. Alexandre s’installe au pôle d’accueil d’Imlil qui est prêt
– en décembre, Léonce Vilbert, Bernard Salvignol et Charles Bosshardt viennent sonder le terrain.
Premier contact chaleureux le 8/12, dans l’école d’ Azourlili en présence des autorités locales, enseignants, parents d’élèves…
Second contact, le mardi 9 décembre, à la Province de Tiznit, Monsieur le Gouverneur HEDDAN, a convoqué ses collaborateurs directs qui ont présenté leur service puis écouté et discuté nos projets encadrés par nos élèves-ingénieurs. Mr le Gouverneur a demandé aux Délégués provinciaux de nous aider et en particulier au Délégué de l’Entraide Nationale de s’occuper des formalités d’introduction du matériel promis aux enseignants à savoir 2 machines à coudre et une vingtaine d’ordinateurs. Il a souhaité que nous intervenions au plus tôt en précisant : je n’ai rien contre vos ingénieurs mais j’en veux des  » bronzés  » c’est à dire qui soient plus souvent sur le terrain que devant un écran d’ordinateur.
– en mars 2004, un détachement précurseur de 7 volontaires est venu pour 15 jours préparer l’implantation de Gaëlle et Anne en juin, en apportant 62 colis de matériel gracieusement transportés par Mr Goulahiane. Ce stage s’est soldé par un échec, le matériel est resté bloqué en douane, le séjour n’était pas préparé, aucun travail concret n’a pu se réaliser, le groupe est rentré à mi-parcours et Anne et Gaëlle détournées vers TachddirtS. Seul un geste symbolique devant les écoliers d’Azourlili pour planter quelques jeunes plants lors de la Journée mondiale de l’arbre que nous avait signalé Mr le Caïd


– Mr Chakir qui nous avait recueillis spontanément lors de notre éviction en mars 2004, et qui est par ailleurs Président d’une Fédération d’associations de la région de Tafraoute, nous aide à sortir de l’impasse. Il demande au Dr des Douanes de surseoir à la vente aux enchères des colis. Il intervient auprès du Secrétaire de la Province, du Délégué Provincial de l’Entr’aide nationale (DPEN) qui veut que le matériel ne soit pas affecté à Azourlili mais à 4 associations de son ressort : Dar Talib Aït Daoud, Dar Talib Tafraoute, Dar Taliba Tafraoute, Dar Talib Aït Ouafka. Mr Chakir obtient qu’Azourlili soit retenu pour 1/5°. 1 an après leur entrée les 62 colis quittent la Douane d’Agadir pour l’Entr’aide de Tiznit.
– Mr Chakir pensait l’affaire réglée et invitait Léonce à participer à la distribution officielle à l’occasion des Journées Médicales de Tiznit qui se déroulent début avril 2005 au coeur des associations retenues. Mais le DPEN refuse de donner le matérielS..parce qu’il peut être infesté de virus ! ! Il faut lors du banquet l’intervention du Gouverneur qui lui impose de livrer ce matériel aux associations lui même et en présence d’un représentant de MCA. Et Léonce repart bredouille pour la 3° fois.
– c’est Bernard Salvignol qui revient fin mai et peut après bien des délais et temps d’attente assurer la répartition. Mais le matériel n’est pas livré comme promis, chaque association doit venir à Tiznit par ses propres moyens, pour le recevoir des mains de Bernard. le DPEN est absent.
Cette distribution du matériel a pris une semaine, alors qu’elle aurait dû se faire à la descente d’avion 15 mois plus tôt . Les matériels étaient prévus pour servir aussitôt d’outils de travail au groupe précurseur compétent qui devait en expliquer le fonctionnement et la finalité. Ce qui reste à faire Inch’Allah.
br>Il restait peu de temps à Bernard pour se consacrer à son autre mission : La restauration de la palmeraie d’Aït Mansour
Cette palmeraie longue de 17 km, se situe, à 40 km au Sud de Tafraoute, dans une vallée encaissée où coule une eau limpide. Les hommes l’ont désertée pour aller chercher fortune en ville . Une végétation sauvage s’est installée que les criquets pèlerins apprécient. L’an dernier, pour les chasser, les habitants ont fait de la fumée mais le feu a gagné et brûlé les palmiers

Palmeraie d'Aït Mansour

Les Présidents de la Commune rurale d’Afella Ighir et de l’Association d’Aguerd Imlaln ont entendu parler du travail des jeunes Agro sur Imlil et ont demandé l’aide de MCA pour restaurer la palmeraie et revitaliser leur vallée . Car elle ne manque pas d’atouts :
– de l’eau,
– des ateliers couture-tissage avec 70 jeunes filles et femmes à Tiouadou
– une mine d’or à 15 km qui emploie 600 personnes
– des jeunes qui seraient prêts à s’installer sur place ?

C’est ce dernier point qu’il faut vérifier avant d’aller plus avant. Ceci se fera lors d’une randonnée pédestre et d’étude, en septembre 2005, pour à travers le site, connaître les habitants avant d’agir s’il y a une volonté locale. Si oui Bernard Salvignol est prêt à y aller fin octobre 2005.

3- sur Agouime

L’Ordre des Franciscains s’est installé il y a une cinquantaine d’années à Agouime, à 50 km de Ouarzazate , sur la RN 9 . Actuellement demeure le Frère André, 79 ans, qui supervise
– 2 animateurs marocains formant sur 3 ans 10 apprentis ébénistes qui sont retenus d’avance dès l’obtention du diplôme par les employeurs de la région.
– Les formatrices de 40 filles dans les 3 classes de couture, tricot, broderie, tissage
– 200 anciennes élèves qui produisent à domicile des ouvrages de grande qualité -Une coopérative de vente gérée par ces femmes.

Le Frère André s’arrête en juin et craint de voir son oeuvre partir à vau l’eau malgré la compétence professionnelle de ses animateurs. Vu la difficulté à monter des projets, il serait dommage de laisser tomber celui là. MCA lance un appel à candidature pour continuer cette oeuvre….

Bilan 2006 : Inlioua

Suivi des 19 ordinateurs, cadeau des Télécom, acheminés en avril 2004Bloqués à la Douane d’Agadir, ils sont sortis grâce à de multiples interventions de Mr Chakir du Kerdous et distribués fin 2005, ils sont visités au passage de MCA à proximité.

à Dar Taliba de Tafraoute
4 ordinateurs d’abord entreposés dans le bureau de la directrice, sous un voile, à l’abri de la poussière, en attente d’un local multimédia commun avec les étudiants. La directrice a sur son bureau l’équipement dernier cri avec liaison Internet, graveur CD …..et sait s’en servir.

à Dar Talib (Foyer des étudiants)
Contigu à celui des étudiantes, 4 ordinateurs également sous voile, dans la réserve. La salle multimédia est réalisée en 2006 et accueille en réseau les 8 ordinateurs à destination des filles et des garçons. Bernard rencontre en décembre 2006 M. AMJOUD directeur de cette maison de l’étudiant, toujours très fréquentée et très bien tenue, Il est preneur maintenant de livres pour collégiens et lycéens, d’un appareil photo numérique et d’une imprimante.

à DAR Talib de Ait Daoud
Mr AGAD Directeur a bien voulu rétrocéder – sans backchich – au profit de l’école primaire d’INLIOUA le 4ème ordinateur de sa dotation quelque peu sous employé. Baraka Allahou fihou.

à Dar Talib d’Ouafka
4 ordinateurs lui ont été affectés par Bernard via l’Entr’aide Nationale. 1 seul est utilisé à la cantine. Nous avons constaté que la gestion des stocks de boites de conserve y était bien réalisée sur Excel. Les 2 autres ne sont pas en service.

Azourlili qui devait initialement recevoir les 19 ordinateurs, n’a pas vu arriver les 3 derniers pourtant remis à Mr Chaouri. Les institutrices qui assistaient à la réunion très prometteuse du 8/12/2003 avec Mr Boutan, sont très déçues, d’autant qu’à l’école les arbres plantés en 2004 sont en triste état, 2 ont survécu, les bâtiments sont peu entretenus. La mission financée par Mr Goulahiane et conduite par Ali n’a pas du tout profité à la population d’Azourlili.

Par contre la ténacité de Mrs Aït Lahcine et El Fakir a mené MCA sur un site voisin :

La palmeraie d’Aït Mansour
Afella Ighir est le nom de la commune rurale où se tiennent les autorités, les bureaux, les écoles, le collège, et le souk.

Les fruits et légumes viennent d’Agadir (250 km dont 25 km de piste), et ils ne sont pas de première fraîcheur, alors qu’il y a sur place de la bonne terre, de l’eau, du soleil et un millier de consommateurs qui gagnent bien leur vie à la mine d’or Iourirne d’Akka Gold Mining.

Les quatre représentants MCA (Ch Bosshardt, M.Jumel, B Salvignol et L.Vilbert) sont reçus par le vice-président, le Caïd, Aït Lahcine, El Fakir qui d’emblée font part du manque de terrain, d’eau et de moyens financiers. Nous précisons notre rôle de catalyseur et non de pourvoyeur de fonds. Nous insistons sur les atouts de cette commune.
Pour nous il manque 1 ou 2 jeunes qui ont envie d’entreprendre et de créer par exemple une entreprise de maraîchage. S’ils ont la volonté et le courage, ils régleront les problèmes du terrain et de l’irrigation, à condition que les autorités locales les aident dans ces délicats domaines du foncier et du droit de l’eau. Le Caïd et le vice-président s’y engagent.

Visite sur le terrain : la palmeraie, le vieux douar d’Aguerd Imlaln qui mériterait sauvegarde et enfin Inlioua, au pied de la mine. C’est là que nous entraîne Abdellah le président de la jeune association pour le développement de ce douar. Au premier contact, nous découvrons en bout de la palmeraie une demi-douzaine d’ânes qui tirent des araires métalliques, conduites en majorité par des femmes. Elles enterrent ainsi l’orge semée à la volée sur une terre propre, fertilisée par le fumier provenant des bêtes en stabulation
Du maïs, de la luzerne et des cultures de légumes, de l’élevage …

Nous pouvons répéter là l’installation pilote réalisée à Aït Daoud, dans un jardin de 2000 m2; sur une canalisation principale, sont branchées perpendiculairement des canalisations secondaires qui longent les futures lignes de plantations d’arbres.A chaque fosse de plantation, 2 goutteurs capillaires à 4 litres/heure chacun déposent l’eau en goutte à goutte, pour abreuver les racines de la façon la plus économique. La consommation d’eau en moyenne par arbre peut être évaluée à 2 x 4 litres par heure d’irrigation (ci-dessous les résultats 6 mois après)
Bilan :
facile à réaliser par la main d’œuvre locale,
facile à faire évoluer : on pourra planter de nouveaux arbres le long des gaines libres, suivre l’évolution des arbres en ajoutant éventuellement 1, 2 goutteurs supplémentaires à mesure de leur développement
on peut ajouter de nouvelles lignes de goutteurs
on peut ajouter sur la planche légumes un système de lignes d’irrigation du type Family Drip pour les légumes, carottes, navets etc…. la seule contrainte sera de semer ceux-ci en ligne.Cette réalisation pilote réussie va être reproduite à plus grande échelle à Inlioua, parce que

POINTS FORTS

+ une association très intergénérationnelle, avec une volonté de développement
+ des terres  » faciles  » à travailler
+ une palmeraie entretenue
+ un président motivé, et surtout qui habite et travaille sur place
+ des terres planes récupérables à proximité du point d’eau
+ des exploitants agricoles à temps plein
+ des jeunes tournés vers l’activité agricole
+ une ressource en eau relativement importante
+ des consommateurs nombreux et solvables
+ une coopérative d’élevage de chèvres (7 coopératrices)
+ une liaison Internet : m_sahnoun@menara.ma

POINTS FAIBLES

– un équipement rudimentaire
– une préparation du lit de semence pas toujours bien adaptée
– Les émigrés vers le Nord du Maroc ou l’Europe sont réticents à céder leurs terres à un système plus équilibré que le Khamessat (métayage au 1/5 pour l’exploitant)
– l’absence de réseau d’eau desservant les habitations, ce qui entraîne beaucoup de temps immobilisé pour aller chercher l’eau (4 heures par jour)
– un système d’irrigation gros consommateur d’eau et de main d’œuvre

Les + l’emportant sur les – , et à condition, dans une communauté si limitée (250 habitants ) et si isolée:
– de travailler avec toutes les volontés
– d’essayer de maintenir la cohésion de toutes les forces de progrès.

MCA s’investit par l’intermédiaire de Bernard Salvignol …….

Réalisations de l’année 2006 :1) Equipement en eau courante des logements de l’école

A la satisfaction des élèves qui faisaient le transport de l’eau à 250 mètres et des instituteurs.
Comme cela avait été demandé, il faut opacifier les parois du réservoir transparent de POLYPROPYLENE pour ne pas favoriser le développement des algues.
NB : Les toilettes scolaires ne sont pas installées. Ce projet devrait intégrer un projet écologique à l’échelle de tout le douar, susceptible d’être financé par le Ministère de l’Environnement.

2-Un jardin potager avec irrigation en cuvette a été installé depuis l’arrivée de l’eau
– par la volonté du maître de l’école coranique
– de son art quotidien d’assaisonner tous les légumes
– de l’espace autour de l’école
– des relations des jeunes enseignants – 2 instituteurs et un maître coranique- avec les jeunes travailleurs de la mine résidant dans le douar.

Sur l’arrière de l’école, avec l’aide de tous, on a dégagé cailloux, restes de béton. Une première tranche de plus ou moins 100 m2 a été équipée en irrigation goutte à goutte en lignes distantes de 40 cm.
Un lot de semences potagères professionnelles pour l’école et le village a été transmis. Un semoir à main de précision, cadeau de Mr Jamel de Berrchid, vient d’être livré par Bernard.
Une ligne d’irrigation prête à recevoir des goutteurs est en place pour les plantations d’arbres qui abriteraient le potager et l’école exposés au Sud-ouest. Cette étape peut être réalisée rapidement.

3) Irrigation goutte à goutte sur plantation d’arbres près du forage alimentant le village.
– 6 lignes de goutte à goutte + 300 mètres de linéaire de diamètre 15 + goutteur 4 litres / heure installés en juin. En décembre, les arbres témoignent et les interlignes sont propres de végétation preuve que l’eau est allée aux seuls arbres plantés.
– Evolutions :
—-> Extension du réseau arboricole
—-> Aller vers les cultures légumières bien connues (fève, pois, aubergine, poivron, potiron, carotte, navet…)et vers les moins connues et pourtant très consommées :tomate ( le succès est au bout de la saison si on contrôle correctement la taille), pomme de terre ( le pH du sol : plus ou moins 9, n’est pas un avantage). Avant l’installation de zones légumières évacuer les roches superficielles sous lesquelles on trouve une terre de bonne texture et installer un rideau végétal pour éviter que les vents quasi permanents n’emportent cette terre trop fine.

Avec ce site on a pour 2007 un foyer important de développement de culture arboricole et légumières tenu par Abdallah, le Président de l’Association IOURIRN à proximité du forage qui alimente actuellement les 2 points de distribution d’eau du village et géré par lui au nom de la Mine d’AKKA.4) Chez Mr. AMEZOUG LHOUCEIN INLOUA ANOD

IRRIGATION

Cet agriculteur, le mieux organisé du secteur, reçoit son eau de la mine qui, par ses forages, a asséché le sien qui desservait ses terres.
En décembre, le service de la mine a été suspendu par défaut de pompage : ce service revient sans doute avec quelques restrictions ou contrôles ; l’intérêt d’une irrigation économe d’eau ne se dément pas. MCA s’était engagée à installer la filtration en tête du réseau : opération effectuée et qui va permettre de développer des nouvelles techniques.

ELECTRIFICATION

Ce fermier et deux à trois familles avec lui sont à plus ou moins une heure à pied du douar et donc hors d’épure pour une électrification par une ligne fixe. L’électrification se fera par panneaux photovoltaïques. Pour une puissance installée de 120 watts il lui faudra débourser 900 dirhams à l’installation et 65 dirhams mensuels pendant dix ans pour matériel, pièces, main d’œuvre et installation. L’agriculteur trouve les conditions satisfaisantes

5) Irrigation chez AKDIM SAID

Plantation envisagée de caroubiers très favorable par tubes de 15 et goutteurs 4 litres/ heure, mais différée puisque le porteur du projet a repris pour un an le commerce familial à Marrakech et est remplacé sur les terres par son frère, et dans un an on rechange les rôles…

6) Irrigation chez Miloud et Brahim AIT OUGRAME

Plantation arboricole 1000 – 3000 m2, mais ce projet desservi par la conduite d’eau de la mine est suspendu en décembre tant que toutes les garanties ne sont pas là pour l’approvisionnement en eau.
Les arbres plantés devraient permettre d’éliminer les vieux sujets de la palmeraie pour donner de la lumière à des espaces qu’on pourra consacrer aux légumes avec des tubes de goutteurs de 8 mm de diamètre.

7) Aide à l’éventuel atelier fromage

A été ramené sur INLIOUA du matériel de fromagerie inemployé à IMLIL. Ici non plus, on n’est pas encore au stade d’une production massive de lait pour alimenter un atelier de fromagerie.
Il faudra sans doute prendre le problème à son origine à savoir : la sûreté dans l’alimentation fourragère. Sur ce point, des progrès peuvent être faits.
La LUZERNE (plante fourragère reine) peut être plus productive si on ne la laisse pas concurrencer par le chiendent qui passe ensuite aux cultures suivantes. Il faudra apprendre à se servir des outils qui existent, notamment chimiques.

Les figuiers de Barbarie (OPUNTIA ficus INDICA) sont bien adaptés à ces conditions climatiques difficiles et valorisent bien l’eau que l’on est susceptible de leur apporter, sont bien appréciés des animaux. Le Ministère de l’Agriculture a proposé en décembre 2006 mille boutures de ces plants au Douar.

L’ARGANIER : n’en parlons pas en tant que ressource fourragère si on laisse les chèvres à l’étable. Mais il faudra en reparler comme ressource d’huile dans cette zone où il n’en reste pas beaucoup d’exemplaires pour alimenter la coopérative féminine.

8) Adduction d’eau et distribution dans les maisons.

Actuellement l’eau arrive en deux points du douar et les habitants font du transport d’eau avec toutes sortes de bidons et beaucoup de temps – 3 à 4 heures par jour selon l’étude de Jeanine – pour ramener l’eau à la maison.
MCA a proposé d’assurer le réseau à partir du château d’eau – à construire – à l’intérieur du village jusqu’à l’entrée des maisons. (même démarche qu’à TACHDIRT dans le Haut ATLAS en 2006).

A l’heure actuelle, on semble s’acheminer vers un projet  » écologique  » qui serait soutenu pour partie par le Ministère de l’Environnement. :
– adduction d’eau
– maitrise des déchets domestiques (le fermentescible, les chèvres le font très bien et avec profit)
– toilettes à l’école
– plantations autour du village
– greffage de quelques surfaces de culture le long d’une conduite d’eau d’exhaure de carrières de la mine d’or.

Le dossier peut être fédérateur :
– à l’intérieur du douar
– de partenaires autour du douar dont la Mine
– de partenaires Marocains
– de partenaires extérieurs : MCA peut continuer à apporter sa contribution.(une liste de matériels et outillage a été laissé en dépôt à l’Association IOURIRN

9) Matériel pédagogique pour l’école d’Inloua

Dotation de 45 livres, cassettes, cartes demandées par les Instituteurs.
Scolarisation tardive de deux frères à AGUERD chez leur grand-mère : défaut de scolarisation notamment par l’éloignement pendant plusieurs années, la sœur ; troisième de la fratrie ne bénéficie pas encore de la scolarisation…
Le matériel pédagogique -livres, cassettes, tableaux- expédié à l’adresse d’Inloua est remis ce jour à l’école – logement de Abderrhamane AYAT.

10)Expéditions de matériel.

Pour éviter les frais de douane à l’Association d’ IOURIRN, on adresse les envois sous le timbre de l’école d’INLIOUA.
En fait les envois par colis postaux sont lents (plusieurs semaines) et à prix prohibitifs (5 à 10 euros le kilo). On peut privilégier les envois par bus : rapides (2 à 3 jours) économiques (2 euros par kilo) réguliers (2 fois par semaine) et sûrs. Contrainte : il faut retirer la marchandise en dépôt à TIZNIT, SIDI IFNI, MARRAKECH. (Renseignements complémentaires auprès de B.Salvignol)

11) Atelier informatique

L’Association IOURIRN avait reçu en 2006 un ordinateur devant servir aux besoins de l’école et de l’Association. En fait, l’éloignement des sites, les psychologies en présence rendent l’utilisation commune sans doute problématique. MCA avait accepté – si l’occasion s’en présentait – pour éviter 15 mois de procédure de dédouanement et autres – de servir à l’école un début d’équipement informatique.
DAR TALIB d’ AIT DAOUD avait un de ces 4 ordinateurs sous employé. Son directeur – Mr. AGAD – a bien voulu le céder gracieusement au profit de l’école d’INLIOUA. L’ordinateur a rejoint l’école parmi les sacs de ciment, les ronds à béton, les sacs de fèves et autres produits avant l’arrivée de l’électricité qui n’a éclairé le douar que le 11 janvier 2007 !
Les jeunes enseignants sont férus d’informatique et ont des relations dans le milieu des techniciens informatiques pour tirer un bon parti de cet outil.

12) Atelier Apicole

L’Association a reçu du Ministère de l’Agriculture quelques ruches à cadre qui permettent de récupérer le miel en préservant la cire – onéreuse à produire – à l’inverse des ruches traditionnelles.

Pour compléter cette action, MCA :
-A fourni les plaques de cire et a initié à leur utilisation.
-A servi de la documentation, des adresses d’apiculteurs régionaux et de coopératives apicoles.
-A avancé quelques avis sur la disposition des ruches sur le territoire du douar.
(Le Miel est très prisé au Maroc et frise des prix de délire 300 dirhams (33euros/kg) prix syndical affiché au souk d’Agadir. Une idée de commerce rémunérateur à défaut d’être équitable : huile d’argan marocaine troquée contre miel de France – sans aller jusqu’au miel de Hongrie…)

EN RESUME :
Quelques objectifs :
– On avance doucement sur la production des légumes.
– On va travailler l’alimentation des chèvres (luzerne, figues de barbarie)
– On essaie d’avoir une école * plus efficace dans ses missions :
– Matériel pédagogique et informatique
– Jardin et plantations à préserver, à entretenir, à copier
– plus agréable dans son fonctionnement : (eau à l’intérieur, plantations)
– On a en perspective de dégager du temps pour d’autres tâches :
– L’adduction d’eau dans le village libérera de la charge du transport d’eau.
– On peut travailler :
– à diminuer la part de l’orge au profit d’autres cultures plus rémunératrices.
– à restaurer l’arganeraie
– On ne doit pas perdre de vue le niveau des nappes exploitées : une sonde piézométrique nous sera utile pour que nos objectifs soient durables.

Quelques moyens :
– travailler avec tous les partenaires possibles sur le site :
– Association – Ecole – Mine –
– Bureau de recherches et prospection minières (B.R.P.M.)
– Indépendants déterminés
– aller vers un partage des moyens sur des objectifs communs :
– « je partage donc j’existe » site d’un agroéconomiste de Ouarzazate.
– Documentation apiculture
– CIRE et accessoires de ruche
– Tête de filtration pour le réservoir d’eau d’INLIOUA – ANOD
– Semences potagères Professionnelles Marocaines
– Fiches de transfert de Technologie en Agriculture du Ministère de l’Agriculture à Rabat

NB : MCA ne fera cette démarche que si l’Association d’Inlioua et les instituteurs collaborent. Ce qui n’est pas le cas pour les 2 demandes formulées aux instituteurs dans le CR d’avril 2006 à savoir :
– « découvrir la mallette Environnement remise à Abdallah, et en particulier le § déchets. Nettoyer avec leurs élèves les abords des logements des ouvriers de la mine pour leur montrer l’exemple et les inciter à collecter leurs ordures »
– « faire des travaux pratiques de calcul et dessin en relevant le terrain et les habitations du douar en vue de l’AEP qu’il faudrait chiffrer et présenter à MCA »
– le suivi ponctuel sur le douar : Bernard Salvignol 2 fois 10 jours par an : point fort : bonne expérience, point faible : discontinuité, mais renfort en 2007 par un second « jeune retraité agro »: Jean-Luc Bécart
– solution améliorée : un(e) étudiant(e) de l’enseignement agricole français en séjour de 4 à 6 mois travaillant en binôme avec Bernard mais barrière de la langue
– solution préconisée : un volontaire diplômé de l’enseignement agricole marocain compétent en cultures légumières, irrigation, langues locales maitrisées.

Les jeunes diplômés marocains de l’Enseignement Moyen ou Supérieur sont souvent en recherche d’un premier emploi : il faudrait un dispositif pour que les Associations puissent les utiliser un temps à très faible coût. Il faudrait ensuite surmonter l’isolement d’INLIOUA.

Bilan 2006 : Agouim

La coopérative féminine
******
A- Une réunion sur place le 24 septembre 2006 avec le Père Joguet, les femmes du Bureau de la Coopérative, Marie-Aude et son mari Bilal, Brahim Gouabli, Christine Fouquet et Léonce, pleine de promesses :

Coté commercialisation

– Marie-Aude a ramené d’Allemagne des modèles qui se vendent bien là-bas, elle demande d’en produire dés maintenant pour qu’elle les emporte en Allemagne . S’ils plaisent, elle passe des commandes et envoie des acomptes pour l’achat des matières premières pour les grosses quantités.

-Précision importante ; il faut respecter forme, couleurs, dimensions ….sous peine de se voir refuser les « copies » comme chez le bazariste de Ouazazate que Billal avait présenté à la Présidente en avril.

-Marie-Aude a déjà fait paraître dans un journal touristique l’existence de la coopérative d’Agouim et ses productions en préconisant aux organisateurs de circuits de s’arrêter à Agouim. Des contacts sont en cours pour la parution dans un second journal.

-Marie-Aude a créé un site Internet remarquable qui a reçu 17000 visites le mois dernier !. Elle y a installé gratuitement la coopérative d’Agouim, son histoire, sa composition, son fonctionnement et ses différentes productions avec les prix correspondants. Pour en savoir plus,cliquez dès maintenant ici

-Pour résoudre les problèmes de transport et dédouanement, Marie-Aude propose d’utiliser son entreprise existante.

-Au Maroc le Père Joguet maintient les contacts avec les associations de Rabat et Casa qui organisaient chaque année des « ventes de charité » avec les productions d’Agouim.

-Christine gère un petit stock chez elle, à Dury à coté d’Amiens, en faisant une pub dans le bulletin municipal.

Coté gestion

Brahim par sa disponibilité, son contact chaleureux, ses traductions et explications dans le dialecte du douar a su se faire apprécier par tous. Les femmes du Bureau souhaitent qu’il les aide à mieux comprendre les rouages d’une entreprise, à valoriser les moyens de production, notamment l’ordonnancement et le lancement des commandes; à répartir équitablement les marges, à assurer la transparence des comptes, bref à bien gérer la coopérative. Mais il n’est pas simple de quitter le statut de salarié percevant chaque mois un salaire fixe pour devenir son propre employeur devant produire et générer des ressources équivalentes.

Cette entreprise comprend plus de 200 femmes « coopérantes » ayant payé un droit d’entrée de 100 dirhams et 70 femmes qui travaillent chez elles de façon continue.

Fort de son expérience dans d’autres associations et projets similaires, Brahim veut bien se lancer dès maintenant dans l’aventure, avec l’accord unanime des partenaires présents.

L’avenir du Centre de formation couture-broderie-tissage : le Nadi

Il y avait encore en 2005 27 apprenties pour 6 formatrices  » rémunérées « , en 2006 : 7 seulement, avec toujours le même nombre de formatrices . Parce qu’un excellent collège vient de s’ouvrir et draine maintenant les filles. Il ne faut pas le regretter d’autant que les femmes pensent que ces jeunes filles reviendront au Nadi après un temps de collège, pour y apprendre un métier.

Faut-il poursuivre ?
Oui répondent les femmes du Bureau sinon c’est l’appauvrissement de nos ouvrières en qualité et en quantité car les jeunes filles qui se marient ont des enfants et se voient obligées d’abandonner leur travail de broderie et les autres vieillissent.

Comment poursuivre ?
Bien séparer dans le travail des animatrices les temps consacrés à la préparation des commandes, l’approvisionnement des matières premières, les achats, la répartition du travail aux ouvrières, le contrôle qualité, la fixation des prix de ventes… Et le temps consacré à la formation des apprenties.

Avec ces données une décision sera plus facile à prendre en fin d’année

Coté bâtiments

Le Père Joguet a déjà établi un bail de 3 ans renouvelable pour les ateliers menuiserie, il consent à faire un contrat similaire pour les bâtiments utilisés par la coopérative et le Nadi.

Il travaille avec un architecte à la restauration des bâtiments et la réfection des toitures est terminée.

En conclusion : Le Père Joguet apprécie la qualité des propositions avancées lors de cette réunion et voudrait qu’elles soient expérimentées et chiffrées durant les mois qui viennent afin de pouvoir les présenter valablement à l’Assemblée générale qui a eu lieu le 25 janvier 2007.

Il souhaite également que s’il y avait des économies à réaliser ou des façons de faire à remettre en cause, elles le soient dans le cadre amiable, évitant tout conflit. Fidèle en cela à la devise qui a toujours animé cette communauté : « éviter les disputes et faire régner la Paix ».

******

B – C’est dans cet esprit que l’AG du 25 janvier 2007 s’est déroulée en présence :
-Des Autorités locales : les Délégués Provinciaux de l’Artisanat, de l’Entr’Aide nationale, le Caïd d’Igrhem, le Président de la Chambre syndicale des artisans, le Principal du Collége et le Directeur de l’Ecole centrale d’Agouim, l’expert comptable Mr Reddouane.
-Des femmes de la coopérative au nombre de 62 présentes + d’autres représentées par des pouvoirs.
-Assistaient également des invités extérieurs qui ont été mandés par le Bureau de la coopérative pour suivre les débats sans y prendre part : Christine Fouquet, alliée de l’ancien Père Franciscain d’Agouim qui venait aider comme infirmière la soeur franciscaine au dispensaire du Centre.
-Et Léonce Vilbert, président de MCA , ONG qui oeuvre au Maroc depuis 10 ans.

Après la présentation du bilan financier les propositions suivantes furent soumises au vote et acceptées :

1-la coopérative ne peut plus supporter les charges fixes représentées par les salaires payés aux 5 monitrices et au secrétaire Mr Gourki et au commercial Mr Elkous.

2-seulement 4 femmes dont Fatima Baallah, Rkia Daala la Présidente, Fatima Mazouz et Ijja Otavont continuer à préparer les commandes, encadrer les  » productrices « , assurer le contrôle qualité et fixer les prix de revient et de vente. Elles seront pour cela rétribuées sur la base de 14 % du coût de la main d’oeuvre de production.

3-afin de faciliter l’écoulement d’un stock trop important (plus de 2 années de production), des ventes promotionnelles seront faites avec une remise de 30 % sur les prix affichés

Cette commercialisation pourra s’appuyer sur 3 points forts :
– les ventes organisées sur Casa-Rabat par l’Eglise du Maroc.
– le très beau site Internet réalisé par Marie-Aude . Une copie a été remise aux femmes qui remercient chaleureusement Marie-Aude.
– Les commandes passées directement par les touristes avertis, car il ne faut compter sur un arrêt des cars ou 4 x 4 primo le magasin d’accueil et d’exposition est trop petit, secundo la coopérative se refuse au jeu des importants bakchichs remis aux voyagistes.

Ces décisions allégent les charges de la coopérative et devraient permettre un redémarrage mais restent en suspend :
– la mise en place d’une véritable directrice de coopérative.
– la poursuite de la formation avec une animatrice.

Après la réunion, des contacts ont été pris avec la Délégation de l’Education Nationale pour trouver une institutrice ayant le profil et la pointure pour assurer la direction. Elle resterait sous contrat EN à l’école d’Agouim, avec un horaire allégé lui permettant de consacrer davantage de temps à sa nouvelle fonction et serait rémunérée intégralement par l’Education Nationale. Une fois le redémarrage assuré et sur la marge brute dégagée, une rétribution complémentaire pourra lui être consentie, en accord avec le Bureau, la Délégation et l’expert comptable. Une convention serait établie sur le modèle de celle du Haouz.

Coté formation, la Délégation de l’Entr’aide nationale propose un poste de formatrice rémunéré par ses services et par la Commune.

Actions en faveur de l’Environnement
Arrivé à Ouarzazate, Léonce fût chaleureusement accueilli par Monsieur le Gouverneur Ichennaren avec lequel il avait travaillé dans son ancienne Province d’Al Haouz. Et pourquoi ne pas reproduire ici les actions qui ont bien marché là-bas ?

Rendez-vous furent pris avec les principales Délégations provinciales, échanges fructueux et voici un projet réalisable à très court terme .

Il s’agit de sensibiliser les écoliers et collégiens,et leurs parents, à l’impérieuse nécessité de reboiser, protéger l’environnement et économiser l’eau.

-le chantier au dessus des écoles d’Agouim, sur le versant Ouest, des centaines d’hectares ont été aménagés il y a une vingtaine d’années, en vue de recevoir des plantations. Des kilomètres de banquette -perpendiculaires à la ligne de pente- ont été installés, des trous de plantation creusés et de la terre végétale apportée. Des cyprès de l’Arizona et des pins d’Alep ont été plantés. Il en reste moins de 5%, et certains ont plus de 3 mètres de haut. La sécheresse n’est pas la cause essentielle des 95 % de mortalité.

=>Les conclusions à tirer :
Le travail dur et pénible est réalisé et les trous attendent de nouveaux arbres ; et pourquoi cette fois, ne pas les replanter en association avec de la lavande, du thym et des champignons mycorhiziens, plantes support indispensables à une bonne réimplantation, d’après les récents travaux de l’Université Caddi Ayyad et de la DREF de Marrakech. Voici un champ d’expérimentation tout prêt pour vérifier cette thèse

Si la terre est prête, les mentalités ne le sont pas encore. Il faut sensibiliser les jeunes. Le Principal du Collège et le Directeur de l’Ecole en sont déjà convaincus. Ils l’ont prouvé en plantant à l’intérieur de leur établissement allant jusqu’à y créer une mini-pépinière pour produire de jeunes plants. Ils veulent aussi associer les parents à ce vaste chantier de réhabilitation de la forêt que les chèvres devront respecter…..Un film existe pour montrer la voie, c’est  » l’homme qui plantait des arbres  » d’après une nouvelle de Giono.

Le Chef du Service Provincial des Eaux et Forêts de Ouarzazate est enthousiaste et participe en fournissant gratuitement les jeunes plants et surtout en intervenant sur le terrain pour expliquer, conseiller, faire assurer le suivi afin que ces nouvelles plantations reprennent vie à 95 %. Cette sensibilisation des écoliers s’inscrit d’ailleurs dans le cadre d’une convention passée avec l’Education nationale

De son coté MCA qui a très peu de moyens financiers, va jouer à fond son rôle de catalyseur en intervenant auprès d’associations amies ( Berbereiki, Arborea ..). Plus riche en moyens humains MCA recrute des Ei élèves-ingénieurs en stage long (6 mois), comme à Imlil et à l’autre bout de la carrière professionnelle récupère des Jr » jeunes retraités  » encore pleins de dynamisme et d’expérience. C’est un gâchis monstre de laisser inemployés ces gisements de savoir faire qui sont jugés obsolètes par la Société occidentale mais qui collent tout à fait au développement rural d’un pays comme le Maroc

C’est pourquoi nous proposons à Monsieur le Gouverneur Ichenarrn l’intervention de deux Jr : Michel Jumel et Jean-Pierre Leboucher qui ont oeuvré à Imlil en 2006 et une Ei: Mélodie Landrot pour réaliser le programme 2008