| Avec ce site on a pour 2007 un foyer important de développement de culture arboricole et légumières tenu par Abdallah, le Président de l’Association IOURIRN à proximité du forage qui alimente actuellement les 2 points de distribution d’eau du village et géré par lui au nom de la Mine d’AKKA.4) Chez Mr. AMEZOUG LHOUCEIN INLOUA ANOD
IRRIGATION
Cet agriculteur, le mieux organisé du secteur, reçoit son eau de la mine qui, par ses forages, a asséché le sien qui desservait ses terres.
En décembre, le service de la mine a été suspendu par défaut de pompage : ce service revient sans doute avec quelques restrictions ou contrôles ; l’intérêt d’une irrigation économe d’eau ne se dément pas. MCA s’était engagée à installer la filtration en tête du réseau : opération effectuée et qui va permettre de développer des nouvelles techniques.
ELECTRIFICATION
Ce fermier et deux à trois familles avec lui sont à plus ou moins une heure à pied du douar et donc hors d’épure pour une électrification par une ligne fixe. L’électrification se fera par panneaux photovoltaïques. Pour une puissance installée de 120 watts il lui faudra débourser 900 dirhams à l’installation et 65 dirhams mensuels pendant dix ans pour matériel, pièces, main d’œuvre et installation. L’agriculteur trouve les conditions satisfaisantes
5) Irrigation chez AKDIM SAID
Plantation envisagée de caroubiers très favorable par tubes de 15 et goutteurs 4 litres/ heure, mais différée puisque le porteur du projet a repris pour un an le commerce familial à Marrakech et est remplacé sur les terres par son frère, et dans un an on rechange les rôles…
6) Irrigation chez Miloud et Brahim AIT OUGRAME
Plantation arboricole 1000 – 3000 m2, mais ce projet desservi par la conduite d’eau de la mine est suspendu en décembre tant que toutes les garanties ne sont pas là pour l’approvisionnement en eau.
Les arbres plantés devraient permettre d’éliminer les vieux sujets de la palmeraie pour donner de la lumière à des espaces qu’on pourra consacrer aux légumes avec des tubes de goutteurs de 8 mm de diamètre.
7) Aide à l’éventuel atelier fromage
A été ramené sur INLIOUA du matériel de fromagerie inemployé à IMLIL. Ici non plus, on n’est pas encore au stade d’une production massive de lait pour alimenter un atelier de fromagerie.
Il faudra sans doute prendre le problème à son origine à savoir : la sûreté dans l’alimentation fourragère. Sur ce point, des progrès peuvent être faits.
La LUZERNE (plante fourragère reine) peut être plus productive si on ne la laisse pas concurrencer par le chiendent qui passe ensuite aux cultures suivantes. Il faudra apprendre à se servir des outils qui existent, notamment chimiques.
Les figuiers de Barbarie (OPUNTIA ficus INDICA) sont bien adaptés à ces conditions climatiques difficiles et valorisent bien l’eau que l’on est susceptible de leur apporter, sont bien appréciés des animaux. Le Ministère de l’Agriculture a proposé en décembre 2006 mille boutures de ces plants au Douar.
L’ARGANIER : n’en parlons pas en tant que ressource fourragère si on laisse les chèvres à l’étable. Mais il faudra en reparler comme ressource d’huile dans cette zone où il n’en reste pas beaucoup d’exemplaires pour alimenter la coopérative féminine.
8) Adduction d’eau et distribution dans les maisons.
Actuellement l’eau arrive en deux points du douar et les habitants font du transport d’eau avec toutes sortes de bidons et beaucoup de temps – 3 à 4 heures par jour selon l’étude de Jeanine – pour ramener l’eau à la maison.
MCA a proposé d’assurer le réseau à partir du château d’eau – à construire – à l’intérieur du village jusqu’à l’entrée des maisons. (même démarche qu’à TACHDIRT dans le Haut ATLAS en 2006).
A l’heure actuelle, on semble s’acheminer vers un projet » écologique » qui serait soutenu pour partie par le Ministère de l’Environnement. :
– adduction d’eau
– maitrise des déchets domestiques (le fermentescible, les chèvres le font très bien et avec profit)
– toilettes à l’école
– plantations autour du village
– greffage de quelques surfaces de culture le long d’une conduite d’eau d’exhaure de carrières de la mine d’or.
Le dossier peut être fédérateur :
– à l’intérieur du douar
– de partenaires autour du douar dont la Mine
– de partenaires Marocains
– de partenaires extérieurs : MCA peut continuer à apporter sa contribution.(une liste de matériels et outillage a été laissé en dépôt à l’Association IOURIRN
9) Matériel pédagogique pour l’école d’Inloua
Dotation de 45 livres, cassettes, cartes demandées par les Instituteurs.
Scolarisation tardive de deux frères à AGUERD chez leur grand-mère : défaut de scolarisation notamment par l’éloignement pendant plusieurs années, la sœur ; troisième de la fratrie ne bénéficie pas encore de la scolarisation…
Le matériel pédagogique -livres, cassettes, tableaux- expédié à l’adresse d’Inloua est remis ce jour à l’école – logement de Abderrhamane AYAT.
10)Expéditions de matériel.
Pour éviter les frais de douane à l’Association d’ IOURIRN, on adresse les envois sous le timbre de l’école d’INLIOUA.
En fait les envois par colis postaux sont lents (plusieurs semaines) et à prix prohibitifs (5 à 10 euros le kilo). On peut privilégier les envois par bus : rapides (2 à 3 jours) économiques (2 euros par kilo) réguliers (2 fois par semaine) et sûrs. Contrainte : il faut retirer la marchandise en dépôt à TIZNIT, SIDI IFNI, MARRAKECH. (Renseignements complémentaires auprès de B.Salvignol)
11) Atelier informatique
L’Association IOURIRN avait reçu en 2006 un ordinateur devant servir aux besoins de l’école et de l’Association. En fait, l’éloignement des sites, les psychologies en présence rendent l’utilisation commune sans doute problématique. MCA avait accepté – si l’occasion s’en présentait – pour éviter 15 mois de procédure de dédouanement et autres – de servir à l’école un début d’équipement informatique.
DAR TALIB d’ AIT DAOUD avait un de ces 4 ordinateurs sous employé. Son directeur – Mr. AGAD – a bien voulu le céder gracieusement au profit de l’école d’INLIOUA. L’ordinateur a rejoint l’école parmi les sacs de ciment, les ronds à béton, les sacs de fèves et autres produits avant l’arrivée de l’électricité qui n’a éclairé le douar que le 11 janvier 2007 !
Les jeunes enseignants sont férus d’informatique et ont des relations dans le milieu des techniciens informatiques pour tirer un bon parti de cet outil.
12) Atelier Apicole
L’Association a reçu du Ministère de l’Agriculture quelques ruches à cadre qui permettent de récupérer le miel en préservant la cire – onéreuse à produire – à l’inverse des ruches traditionnelles.
Pour compléter cette action, MCA :
-A fourni les plaques de cire et a initié à leur utilisation.
-A servi de la documentation, des adresses d’apiculteurs régionaux et de coopératives apicoles.
-A avancé quelques avis sur la disposition des ruches sur le territoire du douar.
(Le Miel est très prisé au Maroc et frise des prix de délire 300 dirhams (33euros/kg) prix syndical affiché au souk d’Agadir. Une idée de commerce rémunérateur à défaut d’être équitable : huile d’argan marocaine troquée contre miel de France – sans aller jusqu’au miel de Hongrie…)
EN RESUME :
Quelques objectifs :
– On avance doucement sur la production des légumes.
– On va travailler l’alimentation des chèvres (luzerne, figues de barbarie)
– On essaie d’avoir une école * plus efficace dans ses missions :
– Matériel pédagogique et informatique
– Jardin et plantations à préserver, à entretenir, à copier
– plus agréable dans son fonctionnement : (eau à l’intérieur, plantations)
– On a en perspective de dégager du temps pour d’autres tâches :
– L’adduction d’eau dans le village libérera de la charge du transport d’eau.
– On peut travailler :
– à diminuer la part de l’orge au profit d’autres cultures plus rémunératrices.
– à restaurer l’arganeraie
– On ne doit pas perdre de vue le niveau des nappes exploitées : une sonde piézométrique nous sera utile pour que nos objectifs soient durables.
Quelques moyens :
– travailler avec tous les partenaires possibles sur le site :
– Association – Ecole – Mine –
– Bureau de recherches et prospection minières (B.R.P.M.)
– Indépendants déterminés
– aller vers un partage des moyens sur des objectifs communs :
– « je partage donc j’existe » site d’un agroéconomiste de Ouarzazate.
– Documentation apiculture
– CIRE et accessoires de ruche
– Tête de filtration pour le réservoir d’eau d’INLIOUA – ANOD
– Semences potagères Professionnelles Marocaines
– Fiches de transfert de Technologie en Agriculture du Ministère de l’Agriculture à Rabat
NB : MCA ne fera cette démarche que si l’Association d’Inlioua et les instituteurs collaborent. Ce qui n’est pas le cas pour les 2 demandes formulées aux instituteurs dans le CR d’avril 2006 à savoir :
– « découvrir la mallette Environnement remise à Abdallah, et en particulier le § déchets. Nettoyer avec leurs élèves les abords des logements des ouvriers de la mine pour leur montrer l’exemple et les inciter à collecter leurs ordures »
– « faire des travaux pratiques de calcul et dessin en relevant le terrain et les habitations du douar en vue de l’AEP qu’il faudrait chiffrer et présenter à MCA »
– le suivi ponctuel sur le douar : Bernard Salvignol 2 fois 10 jours par an : point fort : bonne expérience, point faible : discontinuité, mais renfort en 2007 par un second « jeune retraité agro »: Jean-Luc Bécart
– solution améliorée : un(e) étudiant(e) de l’enseignement agricole français en séjour de 4 à 6 mois travaillant en binôme avec Bernard mais barrière de la langue
– solution préconisée : un volontaire diplômé de l’enseignement agricole marocain compétent en cultures légumières, irrigation, langues locales maitrisées.
Les jeunes diplômés marocains de l’Enseignement Moyen ou Supérieur sont souvent en recherche d’un premier emploi : il faudrait un dispositif pour que les Associations puissent les utiliser un temps à très faible coût. Il faudrait ensuite surmonter l’isolement d’INLIOUA. |