1-Sur Imlil-Tachddirtforte avancée sur le papier avec la signature en juin d’une convention entre
1- l’Education Nationale met à disposition à l’école d’Imlil un pôle d’accueil pour les stagiaires et des salles de classe pour leurs activités
2- M.C.A met à disposition matériel pédagogique et outillage, apporte le savoir faire de ses membres et agit comme catalyseur
3- l’Institut national Agronomique de Paris-Grignon recrute, sélectionne et encadre des élèves-ingénieurs en stage long ( 6 mois) sur un premier plan 2004-2008.
4- La Province de Tenhaoute représentée par son Gouverneur soutient ces actions par la mobilisation de ses services, assure leur bon déroulement administratif et apporte son soutien logistique cette convention s’est avérée un véritable sauf-conduit sans lequel nos élèves-ingénieurs auraient pu marcher, un peu connaître mais pas du tout agir .
Bilan de juin à décembre 2004 par Anne, Gaelle, Dorian et Marc
1-Ateliers d’été avec les écoliers en vacances, en présence du Directeur Okhaya et d’un instituteur Aït Ifraden

2-Rédaction et tirage de chartes touristiques distribuées dans les hotels et gîtes, en collaboration avec Maurice Aït Bahmed de la Kasbah
3-Installation d’un Centre d’Animation et Documentation ( CAD) avec un financement de la Province et de Colette Filipczak
4-L’atelier couture et tricot fonctionne bien avec Fatima animatrice bénévole
5-La salle informatique tourne correctement
Actions poursuivies par Aurélie et Emilie
Formation couture tricot ( avec Fatima la couturière) et préparer la commercialisation – avec l’aide de Fatima l’étudiante dynamique et motivée, de l’ESIAG de Marrakech
 1-Suivi du fonctionnement du CAD mis en place en 2004
2-Sensibiliser au reboisement dans chaque école des 2 vallées avec t ravaux pratiques et visite des chantiers de reboisement en cours
 2- sur Tafraoute
Un rappel du pénible cheminement, illustre bien l’énergie qu’il faut dépenser pour franchir les barrages et permet de comprendre le décalage entre la volonté des Gouverneurs , l’inertie de l’ » Administration « . Ce qui explique la durée de vie limitée de beaucoup d’ONG et le scepticisme des paysans berbères en bout de chaîne :
– en mai 2003, Monsieur Goulahiane de Safartours qui a eu connaissance de nos « Actions Marocaines Concertées » souhaite que nous l’aidions à transposer chez lui , au profit de son association d’Azourlili, les actions qui se sont révélées positives sur Imlil.
– en juin 2003, Léonce et Alexandre, (le premier élève-ingénieur de l’Agro) se rendent à Azourlili, décident d’approfondir les contacts avant l’implantation de jeunes Agros. Alexandre s’installe au pôle d’accueil d’Imlil qui est prêt
– en décembre, Léonce Vilbert, Bernard Salvignol et Charles Bosshardt viennent sonder le terrain.
Premier contact chaleureux le 8/12, dans l’école d’ Azourlili en présence des autorités locales, enseignants, parents d’élèves…
Second contact, le mardi 9 décembre, à la Province de Tiznit, Monsieur le Gouverneur HEDDAN, a convoqué ses collaborateurs directs qui ont présenté leur service puis écouté et discuté nos projets encadrés par nos élèves-ingénieurs. Mr le Gouverneur a demandé aux Délégués provinciaux de nous aider et en particulier au Délégué de l’Entraide Nationale de s’occuper des formalités d’introduction du matériel promis aux enseignants à savoir 2 machines à coudre et une vingtaine d’ordinateurs. Il a souhaité que nous intervenions au plus tôt en précisant : je n’ai rien contre vos ingénieurs mais j’en veux des » bronzés » c’est à dire qui soient plus souvent sur le terrain que devant un écran d’ordinateur.
– en mars 2004, un détachement précurseur de 7 volontaires est venu pour 15 jours préparer l’implantation de Gaëlle et Anne en juin, en apportant 62 colis de matériel gracieusement transportés par Mr Goulahiane. Ce stage s’est soldé par un échec, le matériel est resté bloqué en douane, le séjour n’était pas préparé, aucun travail concret n’a pu se réaliser, le groupe est rentré à mi-parcours et Anne et Gaëlle détournées vers TachddirtS. Seul un geste symbolique devant les écoliers d’Azourlili pour planter quelques jeunes plants lors de la Journée mondiale de l’arbre que nous avait signalé Mr le Caïd

– Mr Chakir qui nous avait recueillis spontanément lors de notre éviction en mars 2004, et qui est par ailleurs Président d’une Fédération d’associations de la région de Tafraoute, nous aide à sortir de l’impasse. Il demande au Dr des Douanes de surseoir à la vente aux enchères des colis. Il intervient auprès du Secrétaire de la Province, du Délégué Provincial de l’Entr’aide nationale (DPEN) qui veut que le matériel ne soit pas affecté à Azourlili mais à 4 associations de son ressort : Dar Talib Aït Daoud, Dar Talib Tafraoute, Dar Taliba Tafraoute, Dar Talib Aït Ouafka. Mr Chakir obtient qu’Azourlili soit retenu pour 1/5°. 1 an après leur entrée les 62 colis quittent la Douane d’Agadir pour l’Entr’aide de Tiznit.
– Mr Chakir pensait l’affaire réglée et invitait Léonce à participer à la distribution officielle à l’occasion des Journées Médicales de Tiznit qui se déroulent début avril 2005 au coeur des associations retenues. Mais le DPEN refuse de donner le matérielS..parce qu’il peut être infesté de virus ! ! Il faut lors du banquet l’intervention du Gouverneur qui lui impose de livrer ce matériel aux associations lui même et en présence d’un représentant de MCA. Et Léonce repart bredouille pour la 3° fois.
– c’est Bernard Salvignol qui revient fin mai et peut après bien des délais et temps d’attente assurer la répartition. Mais le matériel n’est pas livré comme promis, chaque association doit venir à Tiznit par ses propres moyens, pour le recevoir des mains de Bernard. le DPEN est absent.
Cette distribution du matériel a pris une semaine, alors qu’elle aurait dû se faire à la descente d’avion 15 mois plus tôt . Les matériels étaient prévus pour servir aussitôt d’outils de travail au groupe précurseur compétent qui devait en expliquer le fonctionnement et la finalité. Ce qui reste à faire Inch’Allah.
br>Il restait peu de temps à Bernard pour se consacrer à son autre mission : La restauration de la palmeraie d’Aït Mansour
Cette palmeraie longue de 17 km, se situe, à 40 km au Sud de Tafraoute, dans une vallée encaissée où coule une eau limpide. Les hommes l’ont désertée pour aller chercher fortune en ville . Une végétation sauvage s’est installée que les criquets pèlerins apprécient. L’an dernier, pour les chasser, les habitants ont fait de la fumée mais le feu a gagné et brûlé les palmiers

Les Présidents de la Commune rurale d’Afella Ighir et de l’Association d’Aguerd Imlaln ont entendu parler du travail des jeunes Agro sur Imlil et ont demandé l’aide de MCA pour restaurer la palmeraie et revitaliser leur vallée . Car elle ne manque pas d’atouts :
– de l’eau,
– des ateliers couture-tissage avec 70 jeunes filles et femmes à Tiouadou
– une mine d’or à 15 km qui emploie 600 personnes
– des jeunes qui seraient prêts à s’installer sur place ?
C’est ce dernier point qu’il faut vérifier avant d’aller plus avant. Ceci se fera lors d’une randonnée pédestre et d’étude, en septembre 2005, pour à travers le site, connaître les habitants avant d’agir s’il y a une volonté locale. Si oui Bernard Salvignol est prêt à y aller fin octobre 2005.
3- sur Agouime
L’Ordre des Franciscains s’est installé il y a une cinquantaine d’années à Agouime, à 50 km de Ouarzazate , sur la RN 9 . Actuellement demeure le Frère André, 79 ans, qui supervise
– 2 animateurs marocains formant sur 3 ans 10 apprentis ébénistes qui sont retenus d’avance dès l’obtention du diplôme par les employeurs de la région.
– Les formatrices de 40 filles dans les 3 classes de couture, tricot, broderie, tissage
– 200 anciennes élèves qui produisent à domicile des ouvrages de grande qualité -Une coopérative de vente gérée par ces femmes.
Le Frère André s’arrête en juin et craint de voir son oeuvre partir à vau l’eau malgré la compétence professionnelle de ses animateurs. Vu la difficulté à monter des projets, il serait dommage de laisser tomber celui là. MCA lance un appel à candidature pour continuer cette oeuvre…. |