Léonce a vu de prés l’inondation de 1995 et a été marqué par les milliers de disparus dans la vallée de l’Ourika.
Il a chiffré pour quelques paysans d’Imlil l’inventaire des dommages
Il s’est juré de se battre contre la cause n° 1 de ces désastres : la disparition du couvert végétal.
Mais la solution n’est pas simple et ne consiste pas à interdire le déboisement du peu qu’il reste et à reboiser.
Il faut créer tout un contexte humain favorable à ces remèdes. En premier lieu sensibilisation des écoliers à l’environnement
Abdou traduisant en arabe les instructions pour la distribution des graines d’arbres aux enfants
– Importance du végétal
– Cours sur l’arbre et ses fonctions vitales
– Travaux pratiques : implantation dans la cour de l’école d’Imlil de graines, boutures, jeunes arbustes décoratifs, plantation de 400 jeunes plants autour des cimetières et 400 chez les écoliers
– L’importance de l’eau, mise en place d’un arrosage économe en goutte à goutte sur les plates-bandes de l’école avec mesure des consommations
– Protection de l’environnement
il faut baisser la pression des troupeaux , d’où l’incitation à créer des élevages en stabulation ( gérés par les femmes) et faire produire la nourriture fourragère ( par les hommes), avec une bonne préparation du sol, un semis avec semoir de précision mis au point au Maroc et fourni par MCA-En second lieu : retenir des jeunes sur place en leur proposant de nouveaux métiers
– Apprentissage électricité le directeur de l’école d’Imlil Mohamed Baidane qui déplorait la fuite vers les villes de ses anciens élèves nous a suggéré en mars 1999 de les former à de nouveaux métiers pouvant s’exercer sur place. L’électrification de la région s’annonçant, un apprentissage électricité est mis sur pied avec la collaboration du CFA d’Amiens.
Le Directeur Pierrick Froger, vient reconnaître les lieux et les candidats .Il propose un échange de savoir-faire entre ses apprentis confirmés et les candidats d’Imlil sur la base de » travaux pratiques » : l’électrification des maisons les plus démunies d’Imlil :14 apprentis français viennent d’Amiens avec 2 malles d’outillage, et des tableaux de montage.
Du 9 au 30 juin 2000 , travail en binôme : 1 apprenti français, 1 apprenti marocain, chaque groupe de 3 binômes est encadré par un formateur du CFA (Centre de Formation d’Apprentissage) d’Amiens.
Transmission du savoir-faire entre le apprentis d’Amiens et ceux d’Imlil
– Apprentissage sculpture sur bois
Dans le même temps 1 animateur apporte 4 jeux de goupes et commence un apprentissage apprécié de quelques écoliers doués et motivés
Concentration d’un apprenti sur sa sculpture
– Couture-tricot d’abord à Aguersioual apport de machines à coudre à pédale en 1999, puis à Imlil en 2000 en 2001, Hélène, Monique, Marie-Françoise apportent coupons de tissu, patrons et savoir-faire et incitent Fatima, Sounia et Meyriem à animer à l’école un atelier de couture-tricot
– Apiculture
Gilbert est venu d’Amiens avec une ruche dans ses bagages . Les douaniers ont été inquiets, les paysans sceptiques, mais les abeilles ont vite compris et pris possession aussitôt de leur nouvelle maison plus confortable.
La plupart de ces actions ont été préparées avec le directeur de l’école, les responsables des associations locales et de la population. Elles ont été initiées par des volontaires venus de France : professionnels du développement agricole, des Eaux et Forêts , de l’Apprentissage Bâtiment avec mission de confier la poursuite des projets aux responsables locaux.